Archives de Tag: Cinéma

DOKU à Bagdad : Filmer la politique (5)

Un grand merci à tous nos traducteurs!
Ceux qui ont soutitré les films à Paris, en y passant parfois des nuits entières : Isis Plantier, Meriem Attaoui, Kabiba El Jermati et Mohamed Issa Ares.

Ceux qui nous ont permis de communiquer pendant le séminaire et les projections, à Bagdad: Mouayed Mehdy , qui avait déjà travaillé avec moi en 2001, et Moafak Yousuf.

Avant de partir, on traduit les films en Arabe: Isis Plantier

Mohamed Issa

…à suivre

Habiba El Jermati

Meriem Attaoui

DOKU à Bagdad: Filmer la politique (4)

Dernier jour de notre séminaire.

Un dernier tour de table...

Fulvia fait la rencontre de deux jeunes cinéastes qui ont réalisé trois court-métrages documentaires, sous-titrés en français!

Rasha et Ammar lui avouent que la présentation de DOKU en février 2010 leur a donné envie de faire des films. Ils ont alors acheté une caméra, il se sont initié au montage et, avec l’aide d’Ala, leur enseignante, ils ont soutitré leur travaux.

Que dire ? Chapeaux! On suivra avec intérêt votre carrière et on vous donnera volontiers un coup de main.

Fulvia et deux jeunes cinéastes: Rasha et Ammar

Rasha Jameel et Ammar Abd-el-Hadi: deux belles promesses

Le soir, nous sommes invité par Sammy Ketz dans un restaurant typiquement irakien (???). Fulvia commande des pâtes "Venice" au brocolis qui ne sont qu’un mirage, alors que Baudouin mange un plat original dont le nom italien (?) est "ossoco".
Pour se faire pardonner l’assiette que Fulvia n’a pas reçue, on lui fait cadeau d’une pizza quatre saisons après le dessert. Inutile de dire qu’elle a grandement apprécié!

Baudouin et Sammy Ketz, directeur de l'AFP de Bagdad

DOKU à Bagdad:Filmer la politique (3)

L’après-midi, c’est l’heure de la séance publique dans la salle de cinéma du Centre culturel français. Une brève présentation des films et…une longue discussion au cours de laquelle l’assistance se partage en POUR et CONTRE.

Le verbe haut, notre public balance entre la polémique féroce – en fait les frais Mouamal Majeed, de Al Irakyia – et l’enthousiasme. On dirait qu’ici on ne peut parler d’un film sans passion ! (et souvent sans parti pris non plus, hélas)

Mouayed Mehdy, Fulvia, Jean-Michel Le Dain, Baudouin et Marco Nassivera: présentation des séances publiques

Haider - Al Forat TV - et Jean-Michel Le Dain, le Conseiller Culturel de l'Ambassade.





Les trois films présentés en séance publique ont un accueil très différent: le film de Robert Drew, CRISIS, étonne.  Dans la salle les spectateurs sont unanimes: jamais on ne pourrait faire un pareil film en Irak. S’ensuit un débat sur ce qu’est la démocratie.

LIVE FROM PALESTINE, du palestinien Rasheed Masharawi, est violemment contesté, pour des raisons qui ne paraissent pas strictement cinématographiques.

Le plus apprécié est le premier volet de L’ENFER DE MATIGNON, de Raphaëlle Bacqué et Philippe Kholy. Cela nous surprend mais à bien y penser, c’est le plus "carré" des trois documentaire et il séduit un public peu habitué à sortir de schéma rigides.

Moamal Majeed-Al Irakyia TV- répond avec aplomb aux critiques

On a mérité un peu de repos. Le soir, dîner à la Résidence, invités par l’Ambassadeur, Boris Boillon, qui gagne à être connu au delà des clivages politiques. Après un court instant de gêne, tout le monde se détend…La religion, la situation politique, l’art, les armes: on refait le monde, dans la nuit bagdadi, comme souvent il arrive quand le champagne et le vin sont de la partie, bien que les invités viennent d’horizon très différents ("des marchands d’armes et des marchands d’art").

La soirée se termine par un café sur la terrasse, les fumeurs font enfin claquer leur briquet, dans un coin Fulvia se retrouve à parler des chrétiens d’Orient…Couvre-feu oblige, à dix heures on part avant que le carrosse ne se transforme en citrouille. C’est une soirée douce: nous aurions pu continuer jusqu’au matin, protégés dans ce cocon au coeur de Bagdad,  à parler du monde et de ses mystères.

DOKU à Bagdad: Filmer la politique (2)

Deuxième jour: présentation de différent types de films. Parmi nos stagiaires, c’est un peu la perplexité. Nos amis irakiens semblent avoir des règles assez strictes sur ce qu’est un documentaire à proprement parler. Valse avec Bachir provoque de longues discussions. Autour de la table ovale (eh oui!) on refait le film, les remarques ne sont pas forcément pertinentes mais elles nous apprennent à connaître notre public.

Par contre, quand Marco Nassivera parle du Web Doc sur Arte Reportage, l’ambiance devient soudain plus attentive et plus…sereine!

Champs: Marco  présente le Web doc sur ARTE
Contre-champs

Les indispensables

Autrement dit: les traducteurs à l’honneur.

Baktyiar se repose

Nous entrons dans la phase finale de notre atelier, ce qui signifie que tous les "ours" doivent être traduit avant le 24 (J-2) pour faire les finitions et les soutitres.

Peyman

Où que le regard se pose, il y a Baktyiar qui dicte, Hanna qui tape, Amira qui s’isole avec ses écouteurs et Peyman, notre étudiant de français, qui ne s’attendait pas à faire un stage intensif de traduction quand il a répondu à notre appel.

Pause déjeuner pour Hanna

Que dire des maris et des femmes des traducteurs ? Alain se demande s’il va revoir un jour Hanna pour le déjeuner, Sonia accepte, apparemment de bon gré, l’absence du beau gosse qui est son mari. Mais à une condition: qu’il l’appelle littéralement jour et nuit.

Amira nous a rejoint pour la dernière ligne droite

ET, À L’HEURE DU DÉJEUNER

Un grand merci à la mère d'Aeub

Le Consul se joint à stagiaires et formateurs

ARTE, la chaîne culturelle franco-allemande, marraine de DOKU 4

La semaine dernière la direction des relations internationales d’ARTE nous a renouvelé son soutien, pour la deuxième année consécutive.

ARTE, c’est la référence pour le documentaire en Europe.

C’est aussi ARTE qui a diffusé le dernier film de Fulvia et Baudouin il y a deux semaines; elle a diffusé "La télévision des Kurdes d’Irak" (voir vidéo) et début octobre, ce sera  "La télévision des Irakiens" de Fulvia Alberti.

Visionnage des ours (1)

Jamal revenu de loin

Première bonne nouvelle de la journée: Jamal est revenu de la frontière irako-iranienne, sain et sauf. Les contrebandiers qu’il avait pris en photos il y a un an, par contre, ont presque tous été tués par les gardes – frontière iraniens.
Il revient mais pas seul: Julie, sa femme, attend un enfant. La génération Doku n’arrête pas de rajeunir!
On les laisse s’installer et on part en visionnage.

À qui le tour ?

La tension est palpable dans la salle. Nos stagiaires prennent la projection comme un véritable examen. Est-ce étonnant ? Il n’y a pas un visionnage que je n’aie pas subi avec, au minimum, un pincement au cœur.
Karemok a de très belles images de deuil et de fête, mais ne sait toujours pas quelle est l’histoire qu’il veut raconter. En revanche, il voudrait faire un film de plus (ça ne ferait que le 6ème en quinze jours!). Non! Pitié!

"Les guérisseurs"

Ranjdar a fini par réussir à raconter l’histoire du Roi d’Erbil. Les images d’aujourd’hui se mélangent à celle d’autrefois: la Citadelle s’effrite, la légende, elle, est tenace.
Star a pratiquement terminé son film sur les guérisseurs. Un plan poignant: des prothèses envahissent petit à petit le champ visuel.
Avec une certaine émotion, nous découvrons les trois premières séquences du film de Haval: un vieil homme très digne monte sur la terrasse de maison de retraite, la nuit, allume une clope et chantonne en écoutant une chanson d’amour. C’est plus que beau, c’est poignant.
Les visage des femmes qui ont tenté de s’immoler par le feu envahissent l’écran, leur plaintes chuchotées font mal au cœur. Bravo Amir pour ce regard et cette sensibilité qui nous séduit.

La citadelle aujourd'hui désertée

ET, LE SOIR VENU…

Amélie B. : Un thé au Kurdistan