Archives de Tag: Erbil

Les indispensables

Autrement dit: les traducteurs à l’honneur.

Baktyiar se repose

Nous entrons dans la phase finale de notre atelier, ce qui signifie que tous les "ours" doivent être traduit avant le 24 (J-2) pour faire les finitions et les soutitres.

Peyman

Où que le regard se pose, il y a Baktyiar qui dicte, Hanna qui tape, Amira qui s’isole avec ses écouteurs et Peyman, notre étudiant de français, qui ne s’attendait pas à faire un stage intensif de traduction quand il a répondu à notre appel.

Pause déjeuner pour Hanna

Que dire des maris et des femmes des traducteurs ? Alain se demande s’il va revoir un jour Hanna pour le déjeuner, Sonia accepte, apparemment de bon gré, l’absence du beau gosse qui est son mari. Mais à une condition: qu’il l’appelle littéralement jour et nuit.

Amira nous a rejoint pour la dernière ligne droite

ET, À L’HEURE DU DÉJEUNER

Un grand merci à la mère d'Aeub

Le Consul se joint à stagiaires et formateurs

Visionnage des "ours" (2)

Quelques images en avant-première, pour vous donner l’eau à la bouche…

Le roi d'Erbil (fait la fête)

Another Life (le contrebandier joue sa vie)

Guérisseurs (et médecins!)

Les larmes d'Eva

Premier visionnage pour Soran

Cri silencieux (le feu qui détruit)

Les "paresseux"

ARTE, la chaîne culturelle franco-allemande, marraine de DOKU 4

La semaine dernière la direction des relations internationales d’ARTE nous a renouvelé son soutien, pour la deuxième année consécutive.

ARTE, c’est la référence pour le documentaire en Europe.

C’est aussi ARTE qui a diffusé le dernier film de Fulvia et Baudouin il y a deux semaines; elle a diffusé "La télévision des Kurdes d’Irak" (voir vidéo) et début octobre, ce sera  "La télévision des Irakiens" de Fulvia Alberti.

Visionnage des ours (1)

Jamal revenu de loin

Première bonne nouvelle de la journée: Jamal est revenu de la frontière irako-iranienne, sain et sauf. Les contrebandiers qu’il avait pris en photos il y a un an, par contre, ont presque tous été tués par les gardes – frontière iraniens.
Il revient mais pas seul: Julie, sa femme, attend un enfant. La génération Doku n’arrête pas de rajeunir!
On les laisse s’installer et on part en visionnage.

À qui le tour ?

La tension est palpable dans la salle. Nos stagiaires prennent la projection comme un véritable examen. Est-ce étonnant ? Il n’y a pas un visionnage que je n’aie pas subi avec, au minimum, un pincement au cœur.
Karemok a de très belles images de deuil et de fête, mais ne sait toujours pas quelle est l’histoire qu’il veut raconter. En revanche, il voudrait faire un film de plus (ça ne ferait que le 6ème en quinze jours!). Non! Pitié!

"Les guérisseurs"

Ranjdar a fini par réussir à raconter l’histoire du Roi d’Erbil. Les images d’aujourd’hui se mélangent à celle d’autrefois: la Citadelle s’effrite, la légende, elle, est tenace.
Star a pratiquement terminé son film sur les guérisseurs. Un plan poignant: des prothèses envahissent petit à petit le champ visuel.
Avec une certaine émotion, nous découvrons les trois premières séquences du film de Haval: un vieil homme très digne monte sur la terrasse de maison de retraite, la nuit, allume une clope et chantonne en écoutant une chanson d’amour. C’est plus que beau, c’est poignant.
Les visage des femmes qui ont tenté de s’immoler par le feu envahissent l’écran, leur plaintes chuchotées font mal au cœur. Bravo Amir pour ce regard et cette sensibilité qui nous séduit.

La citadelle aujourd'hui désertée

ET, LE SOIR VENU…

Amélie B. : Un thé au Kurdistan

Arrivederci!

Ciao ragazzi!

Certains arrivent, d’autres s’en vont, pris par d’autres taches. Un tournage attend Myriam au Liban, et l’Université d’Aix-Marseille réclame Pascal.
On a prié pour que l’avion ne puisse pas décoller, mais rien ne s’est produit.

Au revoir, les amis, ici le travail continue, les jours sont longs et les nuits courtes. On boira un arak irakien à votre santé.

L'année de tous les dangers version Pascal Césaro

Jean-Marie s’attaque aux ours

Jean-Marie a rejoint Doku 4. Pour fêter dignement cet événement majeur, Taverne Allemande et musique disco dans ce qu’on a surnommé, entre nous, "Le Select". On fait la queue, dans la nuit, pour avoir le privilège de pénétrer dans le repaire des Américains à Ainkawa. C’est long et c’est sinistre. Un garde armé fait rentrer les chanceux qui sont en liste d’attente un à un (nous avions prévu le coup) mais pour notre deuxième monteur il faut bien faire des sacrifices. Les appareils photos sont réquisitionnés à l’entrée.

Après un jeu de piste à travers d’énormes générateurs ronronnant, nous pénétrons dans le saint des saints: mauvaise copie de Barbies qui se déhanchent dans une salle enfumée tandis que Ken(s) et Musclor(s), au milieu d’une faune interlope , chancèlent aux abords d’une piscine marécageuse.

Ainkawa, la ville chrétienne

La lune a disparu, les étoiles sont tristes, on boit un dernier verre et on rentre à trois heures du matin.

Jean-Marie commence son travail aujourd’hui, frais et dispo. Après la tournée des rushes et des "ours" avec Alice,  il rencontre Mariwan, notre troisième monteur. Aujourd’hui tout le monde est au rendez-vous, sauf Soran, qui termine son tournage à Ranyia, et Jamal, dont on espère qu’il n’est pas en prison quelque part à côté de la frontière iranienne, où il est en train de filmer la contrebande d’alcool. Karemok, fidèle au poste, est resté vissé à son écran toute la nuit: il aimerait bien tourner trois films en 15 jours et rentrer dans le Livres des Records.

Log and capture…

Plusieurs films sont déjà entrés dans la phase de montage.

Alice, notre chef-monteuse, propose aux stagiaires une méthode de numérisation plus rigoureuse que celle qui est pratiquée généralement ici : il ne s’agit pas simplement de digitaliser les cassettes d’un seul trait, mais d’effectuer un classement par la technique du log and capture.

Cette méthode permet en quelque sorte de prendre le temps de regarder les séquences pour pouvoir mieux choisir ensuite celles qui vont constituer le film. Cela permet aussi au monteur de retrouver facilement dans ses rushes une séquence en cours de montage. A-t-elle réussi à convaincre tout le monde ?

Karemok au travail avec son monteur Moiedhin

ET LE SOIR VENU

Le Loft à Erbil

Amélie Banzet et Jean-Michel Le Dain sont nos hôtes ce soir.
Au commandes du Chef étoilé Peyman, la brigade d’apprentis cuisiniers: Alice épluche les legumes, Jean-Marie râpe les carottes et Fulvia prend des photos…

Victimes de la tradition

L’air débonnaire, la vielle femme accroupie à la kurde sur un tapis en acrylique, n’a pas de mal à afficher qu’elle a fait couper le "kiki" de sa fille et aussi celui de sa petite fille, qui a aujourd’hui quatorze ans. "Et je ferai aussi couper celui de ta fille!", ajoute-t-elle en riant de bon coeur à l’adresse de l’adolescente. Laquelle lui répond du tac au tac: "Je ne te le permettrait pas, et de toute façon, quand j’aurai des enfants tu seras morte en enterrée".

Soran tourne dans les montagnes de Rania

Cette séquence vous allez la découvrir dans le film de Soran sur l’excision: une pratique encore trop courante dans cette région où le poids de la tradition pèse sur les femmes. Soran sait se faire petit face à toutes ces femmes qu’il filme. Son "personnage", Gulé, a tendance à poser question après question. Le silence est une découverte pour les jeune documentaristes kurde, qui n’en comprennent pas toujours l’utilité, mais ce réalisateur engagé accepte notre suggestion d’être moins bavard. En fin de journée, Soran a appris à laisser véritablement la parole aux femmes, quitte à filmer leur silence.

Le raisin de Ranyia

Le tournage d’un film si grave est fait aussi de moments de détente. Une grappe de raisin à peine cueillie, des mûres, et une perdrix qui, recueillie toute jeune, est devenue l’animal de compagnie de nos hôtes.

Un perdreau adopté

Kirkouk Kola

La vie est âpre dans les montagnes autour de Rania –c’est ici que Hapsa, soupçonnée de tromper son mari, a failli perdre la vie– mais aujourd’hui, en écoutant les récits des vieillards sous la tonnelle, on savoure un moment de douceur, comme si on était soudain en vacances. Je vous l’affirme: ça ne va pas durer!

Les invités de Doku (3)

Mariwan Raouf, un "vieux de la vieille" de Doku, nous propose l’un des films qu’il a réalisé après le stage.
"Le professeur Fre Tuana" est un jeune enseignant d’Arts Plastiques qui donne des cours dans une petite école bien loin de chez lui. L’après-midi, il se transforme en couturier dans le Bazar d’Erbil pour boucler les fins de mois difficiles.
Et le soir il retrouve sa femme, diplômée elle aussi des Beaux-Arts, autour du poêle: ensemble ils s’adonnent enfin à leur activité préférée.

Haval et son équipe partent en tournage.

C’est l’histoire de Mam Ramazan, un vieil homme qui s’est retrouvé à la rue et qui a trouvé abri dans la première maison d’accueil pour les personnes âgées abandonnés d’Erbil.

Premier jour de tournage, jour de fête pour la fin du Ramadan: à quatre heures du matin, l’équipe se met en route pour le village où les personnes âgées n’ont pas le même sort qu’à la ville. Myriam les suit et les surveille, bien entendu…

La veille Haval, qui est le réalisateur du film, n’a rien mangé tellement il avait l’estomac noué…

Un extrait du tournage sera bientôt en ligne…