DOKU à Bagdad:Filmer la politique (3)

L’après-midi, c’est l’heure de la séance publique dans la salle de cinéma du Centre culturel français. Une brève présentation des films et…une longue discussion au cours de laquelle l’assistance se partage en POUR et CONTRE.

Le verbe haut, notre public balance entre la polémique féroce – en fait les frais Mouamal Majeed, de Al Irakyia – et l’enthousiasme. On dirait qu’ici on ne peut parler d’un film sans passion ! (et souvent sans parti pris non plus, hélas)

Mouayed Mehdy, Fulvia, Jean-Michel Le Dain, Baudouin et Marco Nassivera: présentation des séances publiques

Haider - Al Forat TV - et Jean-Michel Le Dain, le Conseiller Culturel de l'Ambassade.





Les trois films présentés en séance publique ont un accueil très différent: le film de Robert Drew, CRISIS, étonne.  Dans la salle les spectateurs sont unanimes: jamais on ne pourrait faire un pareil film en Irak. S’ensuit un débat sur ce qu’est la démocratie.

LIVE FROM PALESTINE, du palestinien Rasheed Masharawi, est violemment contesté, pour des raisons qui ne paraissent pas strictement cinématographiques.

Le plus apprécié est le premier volet de L’ENFER DE MATIGNON, de Raphaëlle Bacqué et Philippe Kholy. Cela nous surprend mais à bien y penser, c’est le plus "carré" des trois documentaire et il séduit un public peu habitué à sortir de schéma rigides.

Moamal Majeed-Al Irakyia TV- répond avec aplomb aux critiques

On a mérité un peu de repos. Le soir, dîner à la Résidence, invités par l’Ambassadeur, Boris Boillon, qui gagne à être connu au delà des clivages politiques. Après un court instant de gêne, tout le monde se détend…La religion, la situation politique, l’art, les armes: on refait le monde, dans la nuit bagdadi, comme souvent il arrive quand le champagne et le vin sont de la partie, bien que les invités viennent d’horizon très différents ("des marchands d’armes et des marchands d’art").

La soirée se termine par un café sur la terrasse, les fumeurs font enfin claquer leur briquet, dans un coin Fulvia se retrouve à parler des chrétiens d’Orient…Couvre-feu oblige, à dix heures on part avant que le carrosse ne se transforme en citrouille. C’est une soirée douce: nous aurions pu continuer jusqu’au matin, protégés dans ce cocon au coeur de Bagdad,  à parler du monde et de ses mystères.

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